{"id":436,"date":"1962-08-22T07:24:03","date_gmt":"1962-08-22T06:24:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.camp-pleinsoleil.ch\/histoire\/?p=436"},"modified":"2016-05-27T22:55:56","modified_gmt":"2016-05-27T20:55:56","slug":"special-colonie-de-vacances-de-ravoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.camp-pleinsoleil.ch\/histoire\/special-colonie-de-vacances-de-ravoire\/","title":{"rendered":"Sp\u00e9cial Colonie de Vacances de Ravoire"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"line-height: 1.42857;\">Toujours aussi \u00e9troite, aussi bossel\u00e9e, la route de Ravoire ! A force de prudence et de courtoisie entre automobilistes, on parvient tout de m\u00eame \u00e0 se hisser sur ce belv\u00e9d\u00e8re merveilleux qui m\u00e9riterait mieux, depuis longtemps, que cet acc\u00e8s inconfortable, pour ne pas dire dangereux. Aussi est-ce avec un profond soupir de soulagement que, pass\u00e9 le fameux \u00ab contour \u00bb en amont du Robinson, l&rsquo;on s&rsquo;engage sur un tron\u00e7on goudronn\u00e9. C&rsquo;est celui \u2014 priv\u00e9 \u2014 qui conduit \u00e0 la colonie de vacances de Martigny, dont\u00a0le b\u00e2timent, frapp\u00e9 sur une fa\u00e7ade du lion d&rsquo;Octodure, se dresse face \u00e0 la pente comme un oiseau de noble envergure pr\u00eat \u00e0 prendre son vol vers la vall\u00e9e. Suivons donc cette chauss\u00e9e goudronn\u00e9e : elle nous conduit \u00e0 la grande place de la colonie, bord\u00e9e par la for\u00eat, o\u00f9 nous attend M. Gaston Moret, instituteur \u00e0 Martigny-Bourg, directeur, qui a bien voulu nous accorder quelques minutes pour nous piloter \u00e0 travers les locaux et r\u00e9pondre \u00e0 nos questions. Nous le remercions d&#8217;embl\u00e9e pour son accueil tr\u00e8s amical qui nous permet d&rsquo;apporter, par ce reportage, des renseignements int\u00e9ressants sur la vie de cette colonie o\u00f9 tout respire la lumi\u00e8re, l&rsquo;ordre, la joie de vivre. Nous arrivons au moment o\u00f9 sonne une cloche annon\u00e7ant l&rsquo;heure de la sieste. Les filles \u2014 qui sont actuellement pensionnaires de la colonie, les gar\u00e7ons ayant termin\u00e9 leur mois de s\u00e9jour \u2014 l\u00e2chent poup\u00e9es, jeux, parties de causette sous les arbres, pour se rendre au dortoir. Cette sieste n&rsquo;est peut-\u00eatre pas uniform\u00e9ment appr\u00e9ci\u00e9e, mais elle s&rsquo;impose comme une cure tonique au milieu d&rsquo;une exub\u00e9rante journ\u00e9e. M. Moret nous fait visiter les dortoirs spacieux, largement a\u00e9r\u00e9s, la salle \u00e0 manger ,la cuisine, la salle de jeux, les douches, la lingerie et toutes les installations de cette construction r\u00e9alis\u00e9e en 1955 et ouverte aux enfants d\u00e8s 1956. Tout y est \u00e0 la mesure d&rsquo;un souci constant d&rsquo;utile et d&rsquo;agr\u00e9able pour les pensionnaires. Certains parents craignent peut-\u00eatre encore ce qu&rsquo;ils appellent le \u00ab collectivisme \u00bb des colonies. Qu&rsquo;ils se rassurent : \u00e0 Ravoire, la personnalit\u00e9 de chacun est hautement respect\u00e9e. On a m\u00eame \u00e9vit\u00e9 les num\u00e9ros, sur les casiers personnels, les lits, les, armoires, pour les remplacer par de charmants dessins d&rsquo;animaux ou de choses. On chercherait en vain \u00e9galement, dans cette colonie, des rappels de caserne ou de pensionnat. Les hauts-parleurs dispos\u00e9s dans le dortoir, par exemple, ne servent pas \u00e0 transmettre le brutal \u00ab diane, debout \u00bb d&rsquo;un sergent\u00a0major, mais bien une agr\u00e9able musique au son de laquelle les enfants s&rsquo;\u00e9veillent tranquillement, heureux d&rsquo;avoir devant eux une nouvelle et magnifique journ\u00e9e de vacances pass\u00e9e \u00e0 jouer, \u00e0 se promener en for\u00eat et m\u00eame, une fois ou l&rsquo;autre, \u00e0 entreprendre de longues excursions jusqu&rsquo;aux glaciers. Et \u00e0 d\u00e9vorer de bien bonnes choses aussi ! Il faut dire que l&rsquo;app\u00e9tit ne manque pas \u00e0 ces jeunes pensionnaires ! L&rsquo;exercice et le grand air sont pour eux une merveilleuse m\u00e9decine et c&rsquo;est un vrai plaisir que de les voir \u00e0 table, p\u00e9tillants de bonne humeur, faisant le plus grand honneur aux plats que mijotent dans leur domaine Mme Louise Vouittoz et Mlle Ange-Marie Voide. En ce qui concerne la sant\u00e9 morale, le p\u00e8re Arthur A\u00ebschlimann, aum\u00f4nier de la colonie, y veille avec un d\u00e9vouement remarquable. Fait \u00e0 souligner \u00e9galement, le linge est blanchi \u00e0 la colonie m\u00eame, qui dispose d&rsquo;une grande machine \u00e0 laver. Mme H\u00e9l\u00e8ne Meillard est seule ma\u00eetre \u00e0 bord de ce domaine o\u00f9 le travail ne manque pas ! L&rsquo;initiative de \u00ab l&rsquo;ordre du jour \u00bb incombe bien entendu au directeur Moret. Il est entour\u00e9 de trois monitrices, Mlles Fran\u00e7oise Berthousoz de Conthey, Marcelle Cheseaux de Saillon, et Anne-Marie Couchepin de MartignyBourg, qui ont \u00e0 s&rsquo;occuper de tout ce petit monde. On ne saurait assez remercier cette \u00e9quipe dirigeante de Ravoire pour son d\u00e9vouement, son dynamisme, son amour des enfants. Les parents peuvent dormir sur leur deux oreilles en lui faisant enti\u00e8re confiance.\u00a0<\/span><\/p>\n<h5 style=\"text-align: justify;\">G\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 avant tout<\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">Calcul\u00e9 au plus juste, sans m\u00eame tenir compte des importants dons en nature des commer\u00e7ants martignerains, qui soulagent consid\u00e9rablement la caisse de l&rsquo;ordinaire ,le prix de revient d&rsquo;une journ\u00e9e \u00e0 la colonie voisine 5 frs. Or, aucune finance d&rsquo;inscription n&rsquo;atteint ce chiffre. Les parents paient de 50 centimes \u2014 la plupart \u2014 \u00e0 4 frs \u2014 l&rsquo;exception \u2014 par jour pour le logement, la nourriture, le blanchissage et la distraction surveill\u00e9e et organis\u00e9e de leurs enfants. On se rend compte imm\u00e9diatement que le \u00ab manco \u00bb doit \u00eatre combl\u00e9 par d&rsquo;autres moyens. En fait, ils rel\u00e8vent tous d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 qu&rsquo;il convient de souligner. C&rsquo;est un comit\u00e9, pr\u00e9sid\u00e9 par M. Roger Moret, de Martigny, qui prit sur lui de faire construire la colonie de Ravoire en 1955. Actuellement, ce comit\u00e9 est form\u00e9 de MM. Jean Actis, pr\u00e9sident, Lucien Tornay, vice-pr\u00e9sident, Georges Roduit, secr\u00e9taire, Georges Moret, caissier, Mme Fernand Germanier, MM. Gaston Delez, Pierre Franc, Denis Puippe et R\u00e9my Saudan, membres. Les communes de Martigny-Bourg et de Martigny-Ville ont donn\u00e9 leur garantie et paient les int\u00e9r\u00eats hypoth\u00e9caires de la colonie. L&rsquo;entretien et l&rsquo;exploitation sont couverts par l&rsquo;organisation de lotos, des dons et des cartes de membres. C&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 toute cette g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 que la colonie peut offrir des journ\u00e9es \u00e0 50 ct. pour un prix de revient de 5 fr. et plus. Ajoutons aussi l&rsquo;extr\u00eame compr\u00e9hension du personnel qui, \u00e0 Ravoire, travaille beaucoup plus par vocation que par int\u00e9r\u00eat p\u00e9cunier ! Cette ann\u00e9e, on est arriv\u00e9 \u00e0 h\u00e9berger 86 gar\u00e7ons pendant un mois \u00e0 Ravoire. Les filles qui s&rsquo;y trouvent actuellement resteront \u00e0 la colonie jusqu&rsquo;au 28 ao\u00fbt.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: justify;\">Vues d&rsquo;avenir<\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir visit\u00e9 la colonie et pris cong\u00e9 de M. Moret, que nous remercions encore pour sa gentillesse, nous sommes all\u00e9 trouver le pr\u00e9sident du comit\u00e9, M. Jean Actis. Car c&rsquo;est bien beau de constater que tout va bien, encore faut-il savoir comment on s&rsquo;y prend, du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;administration, pour arriver \u00e0 ce r\u00e9sultat ! M. Actis nous confirme que la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 des communes et celle du public fr\u00e9quentant les lotos, offrant des dons en esp\u00e8ces ou en nature ou achetant des cartes de membre sont les seules recettes de l&rsquo;institution. La pr\u00e9occupation logique du comit\u00e9 est d&rsquo;arriver \u00e0 utiliser davantage le b\u00e2- timent de Ravoire. Une construction d&rsquo;un demi-million devrait pouvoir servir mieux encore \u00e0 la communaut\u00e9. Parmi les diverses suggestions recueillies \u00e0 ce propos, celle de l&rsquo;organisation de classes d&rsquo;hiver est \u00e0 retenir. A peu de frais, on pourrait faire profiter de telles classes les \u00e9l\u00e8ves du Bourg et de la Ville, par rotation de 15 jours par exemple. Ce serait tout profit pour les enfants et ce syst\u00e8me demeurerait dans la ligne que lui ont donn\u00e9e les initiateurs. Ces vues sur l&rsquo;avenir, g\u00e9n\u00e9reuses et hautement profitables aussi bien \u00e0 l&rsquo;instruction qu&rsquo;\u00e0 la sant\u00e9 physique et morale des enfants, prouvent la comp\u00e9tence d&rsquo;un comit\u00e9 ayant fait sienne la devise : servir. Il ne fait aucun doute que le public martignerain accueillerait avec grande faveur cette innovation et consentirait un petit sacrifice financier en faveur de cette solution, sacrifice bien minime\u00a0en regard des bienfaits dont profiteraient tous les enfants martignerains.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">G\u00e9rald Rudaz.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"line-height: 1.42857;\"><div class=\"prettyFileList\"><a target=\"_blank\" class=\"prettylink pdf\" href=\"https:\/\/www.camp-pleinsoleil.ch\/histoire\/wp-content\/uploads\/2016\/05\/22-08-1962.pdf\">Le Conf\u00e9d\u00e9r\u00e9 du Mercredi 22 ao\u00fbt 1962<\/a><\/div><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Toujours aussi \u00e9troite, aussi bossel\u00e9e, la route de Ravoire ! 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